samedi 11 juin 2016

Les Insus au Zénith de Paris - 9 juin 2016

Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Louis Bertignac étaient cette semaine de passage à Paris pour une première salve de concerts dans le cadre de leur tournée de quasi-reformation de Téléphone.

C'est un Zénith archi-comble qui  accueillit le groupe sur une scène plutôt dépouillée mais aux éclairages très bien conçus. Comme souvent au Zénith, le son fut irréprochable et permit au public, composé en très grande majorité de fans âgés de 25 à 50 ans, de passer une superbe soirée.

Faisant moi-même partie de la génération n'ayant jamais eu l'opportunité de voir Téléphone sur scène avant leur séparation mais ayant déjà pu voir des ex-membres du groupe en solo, je faisais partie de celles et ceux qui espéraient cette reformation (même partielle) depuis de nombreuses années.


Musicalement, rien à redire, le groupe est soudé et montre un vrai plaisir à jouer ensemble. Alexander Angelov tient la basse en lieu et place de Corine Marienneau. Ayant déjà tourné avec Jean-Louis Aubert en 2014, il s'avère discret et efficace et semble très bien s'entendre avec Richard Kolinka.
Le groupe joue à fond la nostalgie et n'intègre aucun nouveau morceau ni aucun morceau issus de la carrière solo de Louis ou Jean-Louis.

Au fil du concert entre les morceaux Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac distillent les anecdotes avec humour. La petite séquence Unplugged en milieu de concert est une réussite totale et un moment de partage encore plus fort avec le public. 

 1. Crache ton venin
2. Hygiaphone
3. Dans ton lit
4. Fait divers
5. Argent trop cher
6. La Bombe Humaine
7. Au cœur de la nuit
8. 2000 nuits
9. Cendrillon
10. Métro c'est trop
11. Fleur de ma ville
12. J'sais pas quoi faire
13. Flipper
14. Le silence (acoustique)
15. Oublie ça (acoustique)
16. Le jour s'est levé + Like a Rolling Stone
17. Electric Cité
18. Ce que je veux
19. New York avec toi
20. Un autre monde
21. Téléphomme
22. Ça (c'est vraiment toi)
23. Tu vas me manquer

Même en 2016, le côté "Rolling Stones à la française" du duo Aubert/Bertignac est frappante. Les cheveux blancs et le bandeau de Louis font vraiment penser à Keith Richards et la tenue de scène de Jean Louis Aubert (blouson de cuir et lunettes noires) ressemble point pour point à celle de Mick Jagger en 1997/1998. 
Durant le concert, Aubert s'est d'ailleurs amusé à distiller quelques allusions stoniennes, imitant l'accent anglais de Mick pour annoncer "Et maintenant Louis va vous chanter un chanson" et en intégrant Like A Rolling Stone dans Le jour s'est levé.

Cette tournée est une vraie réussite pour le moment. La joie de jouer ensemble du groupe et l'impression de fraîcheur et de décontraction qu'il dégage viennent s'ajouter à un répertoire solide et incontournable dans l'histoire du rock hexagonal.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Et Kolinka me fait penser à Keith Moon!
Keith59

Yazid Manou a dit…

Très bonne remarque de Keith59 ! C'est exact que la joie de jouer de Richard renvoie directement au jeu du batteur des Who. J'étais aussi présent ce 9 juin et étant invité à l'after-show, j'ai pu saluer Richard et Louis. Mon amie a fait la remarque à Louis sur son accoutrement façon Keith Richards, il a acquiescé ! Pour le reste, le compte-rendu est excellent ! Formidable ambiance !