lundi 25 mai 2015

AC/DC @Stade de France, la chronique

5 ans après son passage précédent, AC/DC est venu fouler le sol parisien avec une formation très différente de celle de la tournée précédente. 

Cette année le groupe voyage avec scène relativement petite, trop profonde pour que l'écran soit pleinement visible depuis les gradins, mais résolument plus élaborée qu'à l'accoutumée en termes de design et d'éclairages. Patrick Woodrofe, un habitué des tournées des Stones a participé à sa conception.

C'est au groupe Vintage Trouble, qu'incomba la responsabilité d'occuper l'écrasante majorité de spectateurs entrés tôt dans le stade. Avec un look décalé et les faux airs de jeune James Brown du chanteur Ty Taylor, Vintage Trouble délivra une prestation solide en proposant des morceaux bien construits, dans un style très éloigné des groupes de hard rock que nous aurions pu attendre sur ce créneau.

A 20:44, soit avec une petite minute d'avance sur l'horaire théorique, l'intro du concert déboula sur les écrans, annonçant l'imminent déluge de décibels.
Si l'entrée en scène à la lumière du jour fut loin d'être spectaculaire, l'avalanche de décibels emporta le public d'un stade archi-comble, chauffé à blanc et hyper enthousiaste.
Rock Or Bust constitue une intro de concert parfaite, accrocheuse à souhait.

Comment sonne un groupe ayant perdu 2 de ses membres historiques par rapport à la tournée précédente ?
Très bien ! Stevie Young, carré et concentré, joue sur le matériel transmis par Malcolm. Si la ressemble physique est bien moindre qu'elle ne l'était en 1988, Stevie tient la rythmique sans faillir.
Quand à Chris Slade, son jeu s'avère comme en 1991 efficace et plus spectaculaire que celui de Phil Rudd.
Pour ce qui est des membres habituels, Brian était en grande forme, Et très souriant, même s'il n'échangea aucun mot avec le public entre les morceaux. Angus également apparut souriant, affûté et inspiré. Quant à Cliff Williams, il a fait preuve de sa discrétion et de son efficacité proverbiales et semble s'entendre à merveille avec Chris Slade. 
Certes, Brian ne se suspend plus à la cloche de Hell's Bells et Angus ne fait plus de strip tease, ne montre plus ni ses fesses ni son caleçon aux couleurs du pays visité mais il continue de tenir le public à la force de sa guitare, seul sur scène, pendant 10 minutes de communion avec une foule totalement acquise.


Du côté des points négatifs, le premier réside clairement dans le son.
Connaissant les volumes auxquels le groupe joue habituellement j'avais amené les bouchons spéciaux concert. Sans eux, le son était vraiment trop fort et indistinct.
Je recommande aux spectateurs de mardi d'investir dans ces accessoires que tout amateur de concerts devrait avoir sur lui au cas où.
Pour le reste, le groupe eut bien quelques petits flottements relativement minimes qui font partie de tout concert de rock qui se respecte.
Du côté de la set list, la grosse ombre au tableau vient de Play Ball, que j'imaginais pourtant bien adapté au live et de Baptism By Fire dont le choix me laisse sans mot. 
Sin City, Have A Drink On Me en revanche ont constitué des choix judicieux, appréciés et magistralement interprétés.

AC/DC a cette fois encore réussi à asseoir sa réputation d'excellent groupe de scène, grâce à son énergie, son état d'esprit, les excellents choix de remplaçants, son expérience et de légères adaptations des morceaux en termes de tempos.


2 commentaires:

Didier a dit…

Nous étions au 1 er rang devant la scène et ce fut effectivement un grand moment.
Le groupe est forme ! ca joue bien et Brian venait nous faire des petits signes.Très sympa.
Le groupe s'est peu montré sur le rond central de l'avant scène, dommage.

Blogger a dit…

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